Marché médiéval johannique – Orléans 2012

Nous partons au Campo Santo, cloître situé près de la cathédrale d’Orléans, qui abrite le marché médiéval des fêtes johanniques. En chemin, les affaires se présentent bien : l’affichage municipal annonce que le parc de stationnement de l’hôtel de ville est gratuit ce jour. Sachant que ce souterrain est situé à deux pas du Campo Santo, nous ne pouvons que nous en réjouir. Alors que nous nous engageons dans la descente dudit parc de stationnement, nous perdons le sourire. Un minibus s’y est engagé avant nous et ayant fait fi des panneaux indiquant hauteur limitée, se retrouve coincé au bas de la pente. Catherine est obligée de reculer au risque de se faire emboutir par les voitures qui passent dans la rue. Une fois péniblement sortis, nous devons nous garer à cheval sur le trottoir  en attendant la sortie – laborieuse – du minibus. La chance revient : le parc de stationnement, n’est pas complet, loin s’en faut. Il y a beaucoup plus d’exposants (artisanat et bouche) comparés à notre dernière venue. Catherine s’offre une bourse violette, et un bracelet violet. Plus loin, elle se commande une paire de chaussures violettes. Quant à moi, j’acquière une chemise moyenasgeuse, que je compte bien porter chaque fois que je hanterai une manifestation médiévale. Ici aussi, beaucoup de costumes hauts en couleur, dont le sosie remarqué de Leodagan (le sanguinaire). Pas de chance, la pluie est de la partie. Du coup, les combats sont reportés à la prochaine éclaircie. Nous profiterons néanmoins de trois attractions. Un groupe ecossoys jouant de la cornemuse avec une jolie danseuse, la ronde de la garde, et des danses médiévales. A midi, j’opte pour des victuailles du Nord-Est : Bretzel et tarte au Munster. Catherine mange un pasté lorrain. Après nous être émerveillés sur un chiot eurasia nous quittons le Campo Santo.

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Fête médiévale johannique – Orléans 2012

= Mardi 1.er mai. Catherine étant réquisitionnée par Natacha la fleuriste pour la vente du muguet, je me rends seul à l’Ile Charlemagne, sud-est d’Orléans où se déroule la fête médiévale de Jehanne d’Arc. C’est la première fois que je vais à l’île à vélo mais pas de problème pour trouver mon chemin ; il me suffit de suivre une cycliste portant robe moyenasgeuse et capelette. Je franchis le petit pont de bois et découvre l’immense camp féodal qui s’est monté ici. Le marché médiéval du Puy-en-Velay est battu. Beaucoup de gens costumés, dont Gaëlle, qui travaille dans le même service que moi et qui fait partie d’une troupe médiévale. J’ai traversé le camp dans toute sa longueur et je suis le chemin qui conduit à la rive nord de l’isle. A 11:30 Jehanne d’Arc, en provenance du port fluvial de Saint-Jean-de-Braye, va traverser la Loire en gabare et débarquer sur l’isle. Les gens se massent sur la rive. Personne ne sait exactement où la Pucelle accostera, mais voyant deux charrettes attelées, je présume que Jehanne arrivera ici. Je me positionne sur la rive. La Loire est haute, il pleut depuis début mars – sauf aujourd’hui où le soleil est radieux. Les Orléanais continuent à se regrouper au bord de l’eau. Des gens de la rue, des gens costumés et deux maistres nageurs sauveteurs en maillot de bain et T-shirt, équipés de ces flotteurs oblongs qu’on voit dans “Alerte à Malibou”, prests à intervenir pour porter secours à la Pucelle d’Orléans si celle-ci tombait à l’eau. En armure, elle ne manquerait pas de couler à pic. Une barque à moteur approche, avec à son bord quelques notables dont Serge Grouard, l’actuel maire d’Orléans, en costume de grand bourgeoys. Une barque à moteur cela ne fait pas médiéval diront certains. Nécessité fait loi. Vu la force du courant ligérien, une barque à rame se serait retrouvée à Saumur (49) avant d’avoir atteint la rive gauche. A 11:27, nous apercevons une grande gabarre avec de nombreux passagers en costume d’époque démarrer. C’est certainement le bateau de Jehanne. Fichtre ! me dis-je, ils ne sont pas en retard. Finalement, ils seront en retard. Le bateau tourne, zigzague devant une équipe de tournage qui suit en barque. La traversée prendra un bon quart d’heure. Enfin la pucelle accoste sous les cris de la foule scandant son nom, et sous le crépitement des flashs des spectateurs. Un triomphe digne de Lady Gaga.

L’aréopage prend place dans les charrettes, le cortège s’ébranle et Jehanne reste debout pour saluer le public.

Les costumes des suivants sont supers ; Plusieurs chevaliers en armure. On remarque surtout les Ecossoys avec kilts, cornemuses et grands chiens de bergers qui, sous leur allure débonnaire, étaient capables d’estourbir un loup (dixitmon amie Annie). Les Ecossoys sont certainement très heureux de la victoire orléanaise des troupes de Jehanne d’Arc sur leurs ennemis les Angloys. Les Ottomans ont également du succès, surtout grâce à leur danseuse du ventre. Outre la demoiselle je suis séduit par leur musique qui se rapproche, à mes oreilles, du style celte. Je rencontre Jocelyne, une collègue, avec son mari et ses enfantes – celle-ci n’est pas de mon service. Le cortège arrive au camp, que je vais pouvoir visiter. L’archerie attise la curiosité des spectateurs. Les enfants tirent à l’arc sur une cible vivante. Que l’on se rassure, il s’agit de flèches à bout rond et la “cible” porte une veste matelassée (dans le style de celles des maîtres chiens), un heaume et un bouclier XXL. L’homme se rit des flèches et s’amuse même à détourner certains tirs avec son épée. Plus loin une compétition d’épée avec deux arbitres pour le comptage des points et une aire d’où les combattants ne peuvent sortir sous peine de donner un point à l’adversaire. Plus loin, on croise aussi le fer, mais avec des épées plutôt Renaissance, qui donnent un son plus cristallin. Une troupe de ménestrels entonne des chansons humoristiques sur musique d’époque. C’est ici que je rencontre Claude, un collègue de mon service. Mazette, les trois huitièmes de l’effectif de mon service se trouvent sur l’Isle Charlemagne en ce 1.er mai ! Sympa, on va pouvoir déjeuner ensemble dans une taverne. Hélas, nous nous perdons de vue au bout de trois minutes et je poursuis mon voyage en solitaire. Une voix dans un haut-parleur annonce le prochain début du tournoi. Je rejoins la barrière de la lice avant que le public ne s’y agglutine. Le maître du tournoi demande au premier chevalier de se présenter : Il arrive au galop, vêtu de vert et blanc, aux couleurs de l’AS Saint-Étienne – Youpi ! Quatre autres chevaliers viendront se présenter à leur tour, en armure et atours colorés.

Avant la joute, exercice de précision : chaque cavalier devra renverser avec sa lance huit écus disposés dans les deux sens de la piste. Le chevalier vert termine l’exercice par un cabré, ma foi fort spectaculaire. Si j’avais su, j’aurai “épaulé” l’appareil photo. Ce que je fis avec les autres, mais aucun ne réalisa cette figure équestre. Le chevalier rouge se fait remarquer en exécutant l’exercice au petit galop, au contraire de ses concurrents qui chevauchèrent au grand galop. Le maître du tournoi le rappelle à l’ordre mais le baron n’en a cure, sourd aux huées du public. Il est temps de passer aux choses sérieuses : la joute. Les cascadeurs maîtrisent parfaitement cet art. Le spectacle est embelli par des musiques héroïques. Entre autre, celle déjà entendue lors du spectacle de la Légende de la Mandragore à Chécy (45) en 2009, de style new age, que je trouve superbe et dont j’ignore le titre. Énervant…

Une fois l’un des cavaliers à terre, le combat se poursuit au sol avec épées ou haches. Le chevalier rouge continue à se faire siffler en attaquant par derrière ou en molestant les écuyers chargés de récupérer lance et casque et apporter les armes de pied. La finale oppose le chevalier noir au chevalier jaune et rouge, qui porte les couleurs du duc d’Orléans. Ce dernier est touché à la joute. Coup de théâtre, le chevalier noir, au mépris du règlement et du fair-play, charge le chevalier jaune à terre. Heureusement l’Orléanais esquive et demande à se faire justice. Le maistre du tournoi lui accorde. Suit un combat à la lance (parfois un peu téléphoné) remporté par le gentil chevalier d’Orléans. Après avoir reçu une épée d’or en récompense, le vainqueur nous gratifie d’un tout d’honneur. Parmi les spectateurs du tournoi, à moins de deux mètres de l’endroit où je me trouve, je remarque de bien étranges créatures à la eau noir ébène et aux cheveux blancs vestues de costumes noirs à grande cape. Probablement les épouses des Nazguls. Bien plus sociables que leurs maris, elles se prestent volontiers à l’objectif des appareils photographiques avec grands sourires. En regardant les photos sur mon écran de controsle je suis troublé : La photo est anormalement surexposée. Un halo pasle entoure les filles. Est-ce parce que ma batterie d’appareil photo est presque vide ? Ou le capteur de l’objectif est-il incapable de faire le point du fait du contraste important entre le noir et le blanc des filles Nazgul ? Ou bien encore est-ce un effet du pouvoir de l’anneau sacré ?

Je continue mon tour en sortant mon appareil photo puisque celui que m’a presté Catherine a la batterie déchargée. En bord de Loire, une femme nous harangue pour venir assister à un rare spectacle : le bain du capitaine. Pas mal : Dans un décor bucolique, arbres, eau et herbe, le capitaine assis dans un baquet en bois se fait savonner par une servante pendant que l’autre tient une grande serviette dans l’attente de la fin du bain. Plus loin, un maistre d’arme nous montre toutes les astuces d’un combat moyenasgeux à l’épée. La leçon terminée, il réclame un volontaire pour affronter un de ses soldats. Bien échauffé par une initiation au kenjutsu à la foire d’Orléans la semaine précédente, je me présente, tout en pestant intérieurement d’avoir perdu Claude dans la foule et de n’être pas photographié en T-shirt tenant bouclier et épée face à un bretteur médiéval. Mon adversaire est brut de décoffrage. Il rasle après moi car je ne cogne pas assez fort. “Plus fort !” gueule-t-il en présentant son bouclier. Je frappe de toutes mes forces sur l’écu mais mes coups manquent vraiment de puissance lorsque à l’impact. J’aurais eu mon bokken tenu à deux mains, j’en aurai eu de la puissance… Mais pour l’épée à une main, je suis novice. “Tu vas voir ce que c’est de frapper fort !”. Il troque son épée contre une hache et cogne comme un sourd sur mon bouclier. Heureusement, lorsque je pratiquais le shorinji kempo (art martial sino-japonais) j’étais entraisné à encaisser les coups de pied au travers d’un bouclier en mousse. Grasce à cette expérience cela se passe bien pour moi. Le combat continue, mon adversaire se débarrasse de son bouclier, puis troque sa hache contre une dague, et dans tous les cas pare mes coups, jusqu’à un moment où je le touche au ventre avec un coup d’estoc. Il s’écroule alors face contre herbe. Le combat est terminé, je me suis bien amusé. L’adversaire suivant sera un enfant, entraîné de force sur l’aire de combat. Bon, je mangerais bien un morceau, moi. Me voici devant le stand de crespes au feu de bois et pisse d’asne. Pouf, il y la queue, je me restaurerai à la maison. Je regarde deux bergers écossoys qui se battent avec leur baston de berger (ancestre du club de golf). Plus loin, deux enfants sont faits chevalier. Je peux rentrer chez moi serein, le code d’honneur de la chevalerie perdurera.


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Somewhere over the rainbow…

21 avril 2012. Avis d’arc-en-ciel sur la Beauce. C’est vraiment l’année Jehanne d’Arc dans le Loiret.

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Jehanne, le Destin d’une Bergère

Dimanche 15 avril. Nous partons à Chécy (45) pour assister au spectacle médiéval “Jehanne, le Destin d’une Bergère”. J’avais beaucoup aimé “La Légende de la Mandragore” au même endroit en 2009. Cette année c’est un peu moins drôle : il souffle un vent à décorner les bœufs. Nous arrivons au moment du spectacle du montreur d’ours, mais impossible d’y voir, la foule est trop dense. Ce n’est pas très grave, nous avions déjà vu cet ours aux Festes du Roy de l’Oyseau au Puy-en-Velay (43) en 2010. Nous assistons a au bal des sorcières qui dansent sur “Thriller”.

Nous nous baladons d’échoppes en échoppes et achetons des crottins de Chavignole. Deux grosses araignées paressent sur une maison en bois ; ce doit être le quartier général des sorcières. Nous descendons jusqu’au canal. Comme le programme annonce la tribu du Drakkar, nous pensons que le bateau viking y est amarré. Peine perdue, aucun navire sur le cours d’eau. Nous remontons vers le centre ville. Beaucoup de gens se sont costumés, l’ambiance n’en est que plus médiévale. Nous retournons sur la grand’ place pour regarder trois combats à l’épée.

Ensuite je pars à la recherche de l’exposition sur Jehanne d’Arc mais une musique me détourne de mon chemin et m’aimante jusqu’à la place de l’église. La voilà la tribu du drakkar ! Des Vikings grimés qui dansent et jouent de la musique simultanément sans faux pas ni fausse note. Deux d’entre eux sont montés sur des échasses landaises, invisibles sous le pantalon. Sur les cinq membres, trois musiciens jouant respectivement du tambour, du violon et d’une sorte d’instrument à vent en forme de long pipeau et dont le son ressemble à celui de la bombarde.

La Tribu du Drakkar

Plus tard je pars à la recherche de Catherine et au loin, je vois Jehanne sur son cheval, suivi de ses chevaliers, à l’arrêt au milieu d’une rue. Le défilé va commencer, je me plante au bord du trottoir, bien décidé à n’en pas bouger, afin d’être au première loges lorsque le défilé se mettra en marche. Vingt bonnes minutes s’écoulent avant le départ, mais cela valait le coup d’attendre car la pucelle passe à un mètre de moi. Suivent tous les gens costumés, puis les les acteurs des spectacles, y compris sorcières et Vikings. Queee c’est jôli !

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Foire d’Orléans 2012

Mardi 17 avril. C’est la foire d’Orléans, sur le thème du Japon. L’occasion de comparer avec celle de Tours qui avait choisi ce thème en 2007. Vainqueur sur le décor : Orléans, qui a fait beaucoup de progrès sur Tours ces dernières années. Jardin japonais, temple zen, tori (portail) et maison traditionnelle, dépaysement réussi. A Tours, l’environnement était plus sommaire.

Concernant les boutiques, je dirais match nul. Pour la partie animation, léger avantage à Tours pour l’orchestre de percussions nippon. A ma connaissance, il ne s’en pas produit à la foire d’Orléans. Comme à Tours, il y a les incontournables démonstrations d’arts martiaux. Ce soir, escrime japonaise au menu. On commence par le Iaïdo, l’art de dégainer, frapper et rentrer le sabre. Il se pratique sans adversaire avec un katana en métal non aiguisé.

Iaïdo

La démonstration suivante concerne peu connu du grand public le battodo. Il s’agit de couper en trois une colonne de paille mouillée avec sabre tranchant. J’avais déjà assisté à une telle démonstration à Sevran (93), réalisée par des pratiquants venant d’un club allemand et qui utilisaient le terme de batto-giri.

Suit le kenjutsu, qui se pratique à deux, avec des bokkens (sabres en bois).

La démonstration se termine par un assaut de kendo, avec deux combattants en armure maniant le shinaï, sabre constitué de lamelles de bambou.

Toutes ces disciplines font partie intégrante de l’étude du kendo. A l’issue, le professeur es crime demande des volontaires pour une initiation au kenjutsu. Je me porte candidat et nous retrouvons à quatre Tokyo, pardon, je voulais dire à quatre Pékin sur le tatami, armés du bokken. Durant mes années lycée, j’avais pratiqué l’aïkido, art martial où l’on utilisait ponctuellement le bokken. Plus de trente ans se sont écoulés et j’ai perdu de l’aisance sur le placement des épaules. Quant au positionnement des pieds, il est différent ici et cela perturbe quelque peu ma stabilité.

Nonobstant, l’exercice est intéressant. Instructif même car le professeur nous explique pourquoi l’Homme est généralement droitier. Cela remonte à la nuits des temps, lorsque l’être humain a commencé à se battre avec une épée, il était inconcevable de la tenir de la main gauche car on aurait exposé plus le cœur à l’ennemi. Ensuite, cela s’est imprimé dans son acide désoxyribonucléique (ADN). A part cela, je me suis acheté des bonbons au litchi et Catherine une montre miroir, made in Japan.

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Mais qui a tué Pamela Rose ?

Le coupé Renault Fuego, c’est la voiture de notre cœur. Nous en avons possédé deux. Série terminée, nous avons dû renoncer à ce modèle. A cause de son grand âge (les derniers modèles sortirent en 1985), les composants de moteur atteignent un degré d’usure critique et il est fort difficile de trouver des pièces de rechange. Lorsque nous apprîmes qu’un Fuego tenait la vedette du film “Mais qui a tué Pamela Rose ?”, nous avons acheté la cassette vidéo, puis le digital versatile disque (DVD). Dans ce dernier, figure d’ailleurs un bonus précieux : la publicité Renault Fuego.

Le 1.er avril 2012, nous nous rendons à une exposition de voitures anciennes en Eure-et-Loir. Et soudain surgit face au vent, le vrai héros de tous les temps… Le Fuego du film de Kad et Olivier. Ce n’est pas un poisson d’avril. Le coupé est présenté, avec quelques autres véhicules ayant servi dans des films, par une société spécialisée dans la fourniture de véhicules du XX.e siècle pour des tournages cinématographique. J’ai touché la carrosserie faussement poussiéreuse (telle qu’elle apparaît à la fin du film) du Fuego. Quel souvenir !

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Festival de Loire – Orléans 2011

Bateaux néerlandais

Vers 19 heures nous montons dans le tramway décoré de portraits de mariniers. Nous descendons à la station la plus proche de la Loire, car aujourd’hui est le premier jour du festival de Loire 2011 (d’où le décor sur les voitures du tramway). La dernière fois nous avions des chèvres. Cette année, ce sont des moutons, à deux endroits. La dernière fois, le pays invité était le Portugal ; cette année, ce sont les Pays-Bas. Nous tombons en admiration devant la boutique de gouda fermier. Nous goûtons… Miam, miam. Nous en achèterons en repartant. Autre curiosité culinaire, une Néerlandaise est en train de fumer des harengs. De beaux bateaux bataves à voiles sont amarrés sur le quai. Les occupants portent tous la vareuse et le tricorne des mariniers d’antan et certains sont mêmes chaussés de sabot. Une fanfare néerlandaise s’approche des bateaux. Elle ne joue pas mais les Orléanais sont en admiration devant les beaux uniformes noirs, blancs et rouges. Un gille en tenue de tulipier marque la fin de la zone néerlandaise. Dans une longue barque au milieu du fleuve, deux mariniers font une démonstration de pêche au filet. Nous continuons à suivre le rive de Loire et arrivons sur un bateau / scène sur lequel sont entreposés des tonneaux de vin de Saumur. Des bretons interprètent de jolis chants de marins, a capella ou avec accompagnement musical. Plus loin, une guinguette “de fortune” ; caravane sans façade, décorée à l’ancienne et abritant des musiciens habillés années ’50 qui jouent de la guitare, accordéon et contrebasse devant un parquet à l’usage les danseurs. Sur une péniche amarrée dans le port fluvial un chœur entonne des chansons de marin, a capella et en néerlandais. Que c’est joli… Arrivés presque en bout de quai, nous nous arrêtons dans un restaurant composé de barnums montés sur un ponton surplombant la Loire. Cette année, pas de plateaux de fruits de mer au menu ; j’opte pour un plat de joëls (éperlans). Catherine commande des moules marinières et des profiteroles au chocolat. La nuit est tombée et les éclairages attirent toute la population moucheronne du fleuve dans le restaurant. Il nous faut couvrir nos verres sous peine de les voir se transformer en piscines municipales pour moucherons. Nous repassons devant la guinguette / caravane qui a déjà attiré trois couples de danseurs. Pas mal pour un début. Samedi, cela va guincher. Nous croisons ensuite une méduse géante, heureusement inoffensive. Mince… L’échoppe de gouda est fermée. Le ballet des bateaux sillonnant le fleuve avec un feu de Bengale rouge allumé sur le pont offre un superbe spectacle.

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Haut les ronds !

Vendredi 20 mai 2011.

En vacances en Charente-Maritime (17), nous nous rendons à Marennes chez Marianne et Guy. Ce dernier est le parrain de Joël, ami depuis le lycée.  Après un bon repas, nous partons nous balader. Guy nous fait visiter le port de Bourcefranc le Chapus. C’est ici qu’il stationnait son chaland. Nous assistons au ballet des chalands venant décharger les huîtres.

 

Du port, nous pouvons admirer le fort Louvois construit sur des rochers au large du port.

Le fort Louvois (moins connu que le fort Boyard).

Nous avons également vue sur le pont de l’Ile d’Oléron. Les mass media ont beaucoup parlé du dernier raz-de-marée qui sévit en Vendée. Le saviez-vous ? La région de Marennes fut également touchée. La plupart des bâtiments ostréicoles (sortes de maisons en bois bigarrées dont la couleur des montants de fenêtre correspond à la couleur du bateau de l’ostréiculteur) ont dû être  reconstruits. Nous reprenons la voiture et empruntons le pont de l’Ile d’Oléron pour nous rendre sur l’Ile d’Oléron. Il s’agit d’une terre entourée d’eau. Nous visitons la commune de Château d’Oléron, qui doit son nom à son château construit en bord de mer.

Ici, la plupart des maisons ostréicoles ont été converties en boutiques touristiques. On les reconnaît à leur peinture refaite. Derrière se trouve un canal qui permettait aux exploitants de rejoindre les parcs à huîtres. Nous franchissons le canal par une passerelle, afin de voir de plus près les remparts du château. Nous retournons à Marennes, en faisant un détour par la côte, pour voir la plage de Marennes, qui a la particularité d’être artificielle. Après un verre d’eau bien mérité – il a fait 29° ce jour – nous quittons nos hôtes marennais.

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My Picture

29 mars 2011. Je me suis inscrit à un stage commençant à 14:00, mais j’arrive vers 9 heures et quart dans la capitale. C’est en effet aujourd’hui que je vais mettre un projet a exécution : me faire photographier devant une piscine portant mon nom. Pour m’assister, mon choix s’est porté sur Annie, une amie de longue date, connue lorsque j’habitais Tours (37). J’avais cinq bonnes raisons de la solliciter…
1)  Cela faisait presque six mois que nous nous étions vus ;
2)  Elle habite en Ile de France ;
3)  Sans emploi pour l’heure, elle est relativement disponible ;
4)  Lorsqu’elle était petite, elle voulait exercer le métier de photographe ;
5)  J’ai un cadeau pour elle.
Annie ne sait pas grand chose du projet, hormis le fait qu’elle devra me photographier. En outre, elle ignore que j’ai un cadeau pour elle. Il s’agit d’une veste en cuir noir de femme, déposée devant chez nous le jour du ramassage des encombrants. Elle n’est pas neuve, mais présente un très bon état : aucune rayure ni griffure sur le cuir. J’ai d’emblée pensé à Annie, qui en possédait une jadis qui fut accidentellement déchirée et qui n’a pas les moyens de la remplacer. Catherine se montra sceptique ; petite taille et coupe cintrée, pas sûr que cette veste aille à Annie.
Je gagne la station de tramway. Un type me demande si le train dessert la porte d’Orléans. Je regarde le synoptique et lui réponds par l’affirmative. Une fois en voiture, un autre gars me demande si le train dessert la porte de Versailles. Qu’est-ce qu’ils ont tous ? Je ne suis pas Parisien. Aurais-je une bonne tête ? Il faudra que je songe à me lancer dans la politique. Le trajet est plutôt rapide. J’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire prévu du rendez-vous, à la station Saint-Michel – Notre Dame du RER B.

Pourvu qu’Annie ne soit pas elle aussi en avance, car déjà une touriste anglophone m’alpague pour que je la mette sur la bonne voie de l’aéroport “Charles de Gaulle”. Mince ! Mon anglais est rouillé. J’ai du mal à retrouver un bon accent, à construire mes phrases. A l’école, l’anglais était ma matière forte, mais j’ai perdu la main car bien que je lise régulièrement des textes en langue de Shakespeare, cela fait des lustres que je ne l’ai pas parlé. Je reçois un texto d’Annie m’annonçant son passage au Stade de France. Elle sera bientôt là. Assis près d’un panneau d’affichage, je vois dans combien de minutes chaque prochain RER arrivera. Les ennuis commencent. Le panneau annonce un RER retardé, puis deux, puis quatre. Par texto, Annie m’informe que son train est arrêté dans le tunnel quelque part entre la gare du Nord et Châtelet – Les Halles. L’affichage passe alternativement de “Arrivée dans 1 minute” à “Train retardé”. Au bout de quelques minutes, l’information se simplifie : “Suite à un problème technique, nous ne sommes plus en mesure d’afficher les horaires des trains”. De pire en pire. De plus, ce quai est un vrai réfrigérateur. Je me dis que je ne suis pas près de voir Annie arriver. Justement, la voilà. Je me suis laissé surprendre par son approche car la blonde censée être en manteau noir est devenue rousse et porte un spencer en cuir noir. Nous arrivons sur le quai du RER C. Moins enterré que la ligne B, il y fait moins froid. Je regarde l’affichage électronique pour connaître le RER qui nous emportera vers la surprise numéro 3. Super ! Le prochain train qui arrivera, répondant au nom de NORA, prendra la branche de Pontoise (95) et donc dessert l’endroit visé. Un couple de touriste s’approche de nous et me demande en anglais de les mettre sur la bonne voie du RER pour Versailles. Je retrouve un peu de mon anglais pour leur dire de ne pas prendre le prochain. Nous y montons.

Après cinq ou six stations, Annie a un doute. Elle se demande si nous n’avons pas loupé notre gare. Le paysage est un peu trop verdoyant pour le fait que nous ne sommes pas censés sortir de Paris. Je vérifie sur le synoptique. Sapristi ! Nous sommes sur la branche Versailles (78). L’affichage en gare de Saint-Michel était erroné et nous a fichus dedans. Une pensée pour le couple de touristes étrangers qui a vraisemblablement pris la ligne de Pontoise au lieu de celle de Versailles. Nous descendons au prochain arrêt, Meudon (92) si mes souvenirs sont bons, et traversons le pont pour prendre le quai en face et retourner sur Paris. Prochain RER dans une dizaine de minutes. Puisque nous voilà à l’arrêt, c’est la bonne occasion de passer au cadeau. Je sors de mon mystérieux sac en plastique la veste en cuir. Rien que de voir le vêtement dans ma main, le regard de la Tourangelle s’illumine. Pourvu que la veste lui aille, me dis-je. Sinon triple déception…
1) Pour une fois que je fais un cadeau à Annie, je ne voudrais pas que soit gâché le plaisir d’offrir ;
2) Les vestes en cuir, elle adore ;
3) Je comptais bien rentrer sur Orléans avec un sac de voyage moins plein.
Je préviens Annie que la veste pourrait lui être trop petite, et qu’un essayage s’impose.
En moins de deux secondes, Annie s’est débarrassée de son spencer et enfile le vêtement.

Veste ouverte, les choses se présentent plutôt bien ; les manches et la veste elle-même ont la bonne longueur.

Attention, voici le moment de vérité : Annie boutonne la veste. Yes ! Epaules, poitrine, taille, hanches : tout va pile poil – On dirait presque qu’elle a été faite sur mesure pour mon amie tourangelle.

Annie relève le col de la veste ; la classe !

A la vue de son visage réjoui, je ne prends même pas la peine de lui demander si elle adopte le vêtement. Personnellement, je trouve Annie plus élégante avec la veste plutôt que le spencer. Je lui suggère de la garder sur elle pour la suite de notre équipée. Elle ne se fait pas prier et le spencer rejoint le sac en plastique.

Nous quittons la gare RER et nous rendons à la station de métro la plus proche. Nous y croisons des gars vêtus de maillots à damier rouge et blanc. Y aurait-il un match France – Croatie ce soir ? Misère ! Il nous faudra changer deux fois de ligne pour arriver à la porte de Clichy. Le destin s’acharne. Heureusement, pas trop de stations et pas trop de couloirs à suivre. J’ai juste du mal à mémoriser le nom des stations où nous devons changer car tous ces dysfonctionnements cumulés des RER RATP et SNCF m’ont mis le cerveau à plat. Enfin, nous arrivons à destination. J’ai prévu un plan du quartier mais impossible de me situer. Finalement Annie trouve un panneau indicateur qui lui permet de lever le voile du mystère. Première photo sous la pancarte. Puis nous partons à la recherche de la piscine. Finalement, nous tombons sur un centre sportif du même nom, situé à deux pas de… la station de RER C. Nouvelle séance photo. J’en ai rêvé, Annie l’a fait.

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Mammouths et Cie

21 septembre 2010. Je vais à l’exposition « Mammouth et Cie » qui se tient au musée Crozatier du Puy en Velay. Beaucoup d’ossements paléontologiques et de sculptures néolithiques, mais surtout, trois pièces maîtresses de l’exposition :
Un crâne de mastodonte d’Auvergne (anancus avernensis) découvert en Haute-Loire ;
Une reproduction taille réelle du bestiau. Mon esprit vagabonde. Je me souviens de l’époque de mon enfance, lorsque mon cousin Christian et moi gardions les vaches dans les prés du Massif-Central. Bien souvent le temps nous paraissait long. Si nous avions gardé un troupeau de mastodontes, nous nous serions plus amusés.


Le clou du spectacle, Khroma, un bébé mammouth congelé, né il y a 50 000 ans et découvert en Yakoutie (RUS). Il n’a pas de trompe, c’est normal ; celle ci a servi de repas aux renards russes.

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